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"quand je crée, je me crée"





Lettre d'un ados à ses parents


Parents d'ados et de préados... cette lettre m'a tant bouleversée il y a 3 ans, que je l'ai

affichée dans la salle d'attente de mon cabinet...et maintenant, c'est notre tour ca résonne aujourd'hui, au plus profond de mes tripes, de mon cœur, de ma raison, qui garde le gouvernail en main tant bien que mal, dans ce tsunami... pensees d'amour et immense sentiment de fierté pour ma jeune ado qui reste dans sa vérité, envers et contre tout et pensées d'amour pour moi-même, maman courageuse, solo mais bien entourée par famille et amis, investie, présente, qui ne baisse (presque) jamais les bras. Voici un texte très fort sur l'adolescence


Sacrée Maman Maman,

Ce conflit dans lequel nous sommes maintenant, j’en ai besoin. J’ai besoin de ce combat. Je ne peux pas l’expliquer parce que je n’ai pas le vocabulaire pour le faire et parce que, de toute façon, ce que je dirais n’aurait pas de sens. Mais j’ai besoin de ce combat. Désespérément. J’ai besoin de te détester pour le moment, et j’ai besoin que tu y survives. J’ai besoin que tu survives au fait que je te haïsse et que tu me haïsses. J’ai besoin de ce conflit, même si je le hais. Peu importe ce sur quoi nous sommes en conflit : heure du coucher, les devoirs, le linge sale, ma chambre en désordre, sortir, rester à la maison, partir de la maison, ne pas partir, la vie de famille, petit(e) ami(e), pas d’amis, mauvaises fréquentations. Peu importe. J’ai besoin de me battre avec toi au sujet de ces choses et j’ai besoin que tu t’opposes à moi en retour. J’ai désespérément besoin que tu tiennes l’autre extrémité de la corde. Que tu t’y accroches fermement pendant que je tire de mon côté, que je tente de trouver des appuis dans ce nouveau monde auquel je sens que j’appartiens. Avant, je savais qui j’étais, qui tu étais, qui nous étions. Mais maintenant, je ne sais plus. En ce moment, je cherche mes limites et, parfois je ne peux les trouver qu’en te poussant à bout. Repousser les limites me permet de les découvrir. Alors je me sens exister, et pendant une minute je peux respirer. Je sais que tu te rappelles l’enfant doux que j’étais. Je le sais, parce que cet enfant me manque aussi et, parfois, cette nostalgie est ce qu’il y a de plus pénible pour moi. J’ai besoin de ce combat et de constater que, peu importe combien terribles ou exagérés sont mes sentiments, ils ne nous détruiront ni toi ,ni moi. Je veux que tu m’aimes même quand je donne le pire de moi-même, même quand il semble que je ne t’aime pas. J’ai besoin maintenant que tu t’aimes toi et que tu m’aimes moi, pour nous deux. Je sais que ça craint de ne pas être aimé et d’être étiqueté comme étant le méchant. Je ressens la même chose à l’intérieur mais j’ai besoin que tu le tolères et que tu obtiennes de l’aide d’autres adultes. Parce que, moi, je ne peux pas t’aider pour le moment. Si tu veux te réunir avec tes amis adultes et former un « groupe de soutien pour survivre à la fureur de votre adolescent », c’est ok pour moi. Ou parler de moi derrière mon dos, je m’en fiche. Seulement ne m’abandonne pas. N’abandonne pas ce combat. J’en ai besoin. C’est ce conflit qui va m’apprendre que mon ombre n’est pas plus grande que ma lumière. C’est ce conflit qui va m’apprendre que des sentiments négatifs ne signifient pas la fin d’une relation. C’est ce conflit qui va m’apprendre à m’écouter moi- même, quand bien même cela pourrait décevoir les autres. Et ce conflit particulier prendra fin. Comme tout orage, il se calmera. Et je vais l’oublier, et tu l’oublieras. Et puis il reviendra. Et j’aurai besoin que tu t’accroches de nouveau à la corde. J’en aurai besoin encore et encore, pendant des années. Je sais qu’il n’y a rien de satisfaisant pour toi dans ce rôle. Je sais que je ne te remercierai jamais probablement pour ça, ou même que je ne reconnaîtrai jamais le rôle que tu as tenu. En fait, pour tout cela, je vais probablement te critiquer. Il semblera que rien de ce que tu ne fais ne soit jamais assez. Et pourtant, je m’appuie entièrement sur ta capacité à rester dans ce conflit. Peu importe à quel point je m’oppose, peu importe combien je boude. Peu importe à quel point je m’enferme dans le silence. S’il te plaît, accroche-toi à l’autre extrémité de la corde. Et sache que tu fais le travail le plus important que quelqu’un puisse faire pour moi en ce moment.


Avec amour, ton adolescent

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Événements à venir

Janvier à septembre 2022


Atelier mensuel d'Art-thérapie

Bulle de femmes

chaque premier mercredi du mois

Lieu: POT EN CIEL, Bassoues 32

 Mercredi 5 janvier 14h à 17h

 Mercredi 2 février  14h à 17h

 Mercredi 2 mars  15h à 18h

 Mercredi 6 avril 15h à 18h

 Mercredi 4 mai 15h à 18h

 Mercredi 1 juin 15h à 18h


Hutte de sudation

Lieu: Bazian, 32230 Louslitges

 16 janvier 


Poterie adultes "empreintes"

Lieu: POT EN CIEL Bassoues 32

 5 et 6 février 


Stage Terre du Tantra Femmes

"Un autre regard sur  l'homme"

Lieu: Manaska 31

 15 au 18 avril 


Week-end créatif Ado/parent

Lieu: Chateau de Bouvées, Labrihe 32

 7 et 8 mai  


Femmes sauvages 2

Lieu: Bazian, 32230 Louslitges

 7 au 10 juillet 


Femmes sauvages 1

Lieu: Bazian, 32230 Louslitges

 21 au 24 juillet 


Formation Terre & Danse

"1 er cycle du féminin sacré"

Lieu: Chateau de Bouvées, Labrihe 32

 17 et 18 septembre

L'importance du travail d'argile avec des ados


L’adolescent a besoin de pouvoir s’appuyer sur un espace médiateur sur lequel il peut projeter. 


L’argile est à la fois malléable et de nature pérenne, c’est une matière première qui peut être utilisée et transformée plusieurs fois. Elle est aussi simple d’accès, c’est-à-dire qu’elle fournit peu d’obstacles à la constitution rapide de formes et à d’éventuels changements lors du processus de modelage. Le modelage implique une activité manuelle, une mise en jeu du corps. L’argile permet une illustration concrète et palpable de représentations ou d’éprouvés. Le corps à corps entre le sujet et la matière représente à la fois quelque chose du corporel et de l’esprit. Le modelage met en œuvre la sensorialité et les affects. L’adolescent explore, approche quelque chose de l’épaisseur et du malléable. Le travail en trois dimensions permet d’aider l’adolescent à structurer sa pensée et à figurer ses représentations psychiques. Ainsi, pour modeler un personnage, il sera naturellement conduit à prendre en compte le volume, le relief, la solidité et l’épaisseur du corps.


Le travail de l’argile donne lieu à un transfert des émotions et des affects. Le modelage est une activité double qui met en jeu la pensée et l’action. Il s’agit donc d’un véritable processus projectif, qui a la particularité d’être agi et pensé dans le même mouvement. Le modelage permet ainsi de pouvoir figurer l’invisible, quelque chose de son monde interne, et apporte une nouvelle voie d’expression des éléments enfouis non verbalisables.


Il s’agit d’un voyage dans la vie sensorielle, où les impressions kinesthésiques, les frontières entre l’intracorporel et l’extériorité, la texture et le tactile, figurent des images corporelles. Par l’absence de la vue en première partie d’atelier, l’un des objectifs est de stimuler un mouvement régressif, à travers un jeu d’aller-retour entre la pensée et la sensorialité, la réalité interne et la réalité externe.


Les inquiétudes chez les adolescents peuvent s’exprimer verbalement ou par une agitation motrice.  À travers la projection des mouvements autoagressifs sur la matière argile, nous voulons transmettre à l’adolescent le fait que la destructivité peut s’exprimer sans dommage pour lui ou son entourage et qu’elle peut être source d’autres expressions possibles.


L’un des objectifs de la séance est d’apporter un support à la parole et un nouveau moyen d’expression. Dans l’atelier, les intervenants sont garants du cadre et participent à la mise en place d’un espace contenant. Ils ont un rôle de facilitateur et soutiennent le processus créatif. Ils interviennent « en nommant, accompagnant, commentant le vécu du groupe pour favoriser […] le développement de la pensée dans le partage de la créativité » [1]

[1]

D. Quélin-Souligoux, « Médiation et pratiques groupales », dans…


Après l’atelier, l'art-thérapeute occupe une place importante, prête à écouter les questionnements des adolescents, tout en étant attentive aux réminiscences éventuelles qui pourraient émerger de la séance. 


L’atelier est pensé comme pouvant fournir une possibilité de figuration de ce qui est inélaborable pour l’adolescent. Celui-ci trouve parfois un soulagement par l’utilisation du corps étant là pour « faire sentir » quelque chose de concret.